Irma pas tuée! L’enfer au paradis…


Un besoin d’écrire après avoir vécu le cyclone Irma à Saint-Barth… J’y étais depuis déjà un mois, dans le cadre de mon stage de fin d’étude à la Direction Générale de l’hôtel Cheval Blanc, et devais y rester 6 mois. 

Mardi 5 Septembre 2017
Irma pas tuée

Le cœur du cyclone Irma était prévu dans la nuit de mardi à mercredi. Les premiers gros vents sont arrivés dès la fin d’après-midi, mardi 5 septembre 2017.

Le matin, 8h30, nous nous sommes rassemblés une dernière fois à l’hôtel.

On a récapitulé qui allait aller où et avec qui pour passer ce moment d’inconnu. C’était l’organisation, on s’organisait pour Irma. Comment chacun allait aller à son logement, car beaucoup avaient déjà laissés leur moyen de transport « à l’abri ». Est-ce que tout le monde avait suffisamment de stocks d’eau, des choses à manger sans électricité ni eau, des bougies, etc.

Avec ceux qui habitaient baie des Flamands comme moi, je suis allée chez moi prendre mon sac à dos avec quelques affaires, mon ordinateur, mon passeport… C’était l’inconnu, je voulais prendre le plus important avec moi. J’ai fermé la porte de ma maison, les proprios avaient déjà mis tous les volets, les meubles extérieurs à l’intérieur. Tout était prêt.
J’ai aussi mis mon scooter de location au milieu de ma cuisine.
Il doit encore y être…

Entre 10h00 et 11h00, chacun partait dans le logement qui avait été décidé.

En deux jours, ça a beaucoup évolué. La tension est montée très vite.
Je suivais le mouvement. Au début, on parlait de rester à Flamands dans l’un de nos logements stagiaires jusqu’à ce que la Collectivité déconseille d’y rester pour risque d’inondation, puis on nous a dit vous serez tous à Gustavia près du port dans un appartement à l’étage jusqu’à ce que là aussi, le lieu nous semble trop risqué, trop bas par rapport au niveau de la mer… Finalement, la veille, on nous a parlé d’un logement staff appelé La Bohème, récent, situé en hauteur à Colombier. Je devais m’y rendre mais le mardi matin, j’ai accepté la proposition de Vincent, le Directeur Financier de l’hôtel, de venir chez lui avec Mathilde, sa stagiaire, ma colloc, ma copine de cyclone.

Fin de matinée, Vincent nous a conduit chez lui à Anse des Lézards, entre Flamands et Anse des Cayes.
Quelle histoire ! Et encore, rien n’avait encore commencé.

Depuis déjà deux jours, on entendait des bruits de perceuses et de visseuses dans les rues, partout sur l’île. Tout le monde se préparait.
Arrivés chez Vincent, on a fait de même. Vincent finissait de barricader les fenêtres avec des planches vissées par dessus les volets. Mathilde et moi sommes d’abord allées découvrir la plage de son quartier, la mer était déjà agitée… mais tout était bien en place. Tout était normal. Si j’avais su j’aurais pris plus de photos, on ne se rendait pas compte de ce qui allait se passer. On est vite revenu pour finir de préparer le logement avant de se confiner. On a mis du scotch au travers des vitres de la double porte du salon, il paraît que ça aide à éviter que les vitres éclatent en mille morceaux en cas de trop forte pression. On a préparé du taboulé, remplis des bouteilles d’eau vides en eau du robinet car on savait que l’eau allait être coupée, et sûrement l’électricité, le réseau téléphonique aussi. Je l’avais dit à mes parents, j’avais prévenu mes proches, mais avec des mots de tous les jours. Je ne pensais pas que ça allait être aussi violent. Aussi vrai, aussi dévastateur.

Avant de s’enfermer pour de bon, on a trinqué avec une dernière Carib’, la dernière bière bien fraîche avant quelques jours… J’ai encore la photo sur mon portable, perchée sur le rebord de la fenêtre du Directeur Financier de l’hôtel. Tout est normal.

Avant le barricadement, avant la tempête, on garde le sourire

Il était donc 18h00 quand nous avons fermé le dernier volet, le volet droit de la fenêtre de la cuisine. Début de l’enfermement, le vent soufflait raisonnablement. On pouvait encore accéder au coin cuisine sans crainte donc nous avons mangé et on s’est servi un peu de rosé devant le film Gatsby Le Maléfique. Nous avions des messages de tout le monde sur le groupe WhatApp spécial Irma avec toutes les personnes qui travaillent à l’hôtel, on se donnait des news à distance. On nous a envoyé des photos du coucher de soleil ; incroyable –des couleurs intenses, rose et violet vifs.
Nous, nous ne devinions que la couleur rosée du ciel par une mini fenêtre ronde toute petite qu’il y avait dans le salon. Vers 22h30, nous nous sommes couchés pour nous endormir au plus tôt, ça soufflait déjà pas mal mais la fatigue du stress et du déménagement des derniers jours a eu raison de nous. Pourtant le bruit c’était quelque chose, le mélange des bougainvilliers qui frottaient contre les murs avec pleins de petits trucs qui venaient taper contre le toit.
Un mini déluge.
Ce n’était rien et pourtant déjà ça, c’était inhabituel.

2h30-3h00 du matin, plus possible de dormir. Le bruit était trop fort, ça y est, le cyclone était bel et bien là, cette satanée Irma! Elle arrivait folle furieuse, et s’amplifiait de quart d’heure en quart d’heure. On a commencé à bouger les meubles, ça tapait au Nord de la maison, donc nous avons mis le lit contre le dressing et on a barricadé la double porte vitrée avec un matelas et le canapé. Puis on a pris la décision de se cacher dans le dressing, par peur de l’inconnu, on ne savait pas ce qui allait se passer, on nous avait dit le mieux c’est d’être entouré de béton alors le dressing semblait parfait, en mettant le matelas du lit sur nous. Comme une cabane qu’on fait quand on est enfant…
C’est là qu’on a vu que l’eau commençait à rentrer sérieusement dans la chambre, ça s’infiltrait dans le coin du mur du dressing et par les fenêtres de la chambre puisque la maison se trouve en pente. On a commencé à éponger avec la serpillère puis très vite on a mis des gros coussins par terre et on s’est assis dessus, dans le dressing sous un matelas, sans bouger. C’était surréaliste.

A partir de 4h00, c’était les vents les plus violents.
Le bruit était dingue ! Très fort mais indescriptible, je n’ai toujours pas trouvé de comparatif adéquat. Mes oreilles sifflaient, c’était bruyant, c’était brutal. On entendait la brutalité extérieur, la cacophonie. C’était fou, c’était pas du tout rassurant. Et l’eau toujours qui coulait des fenêtres!
Puis d’un coup, c’était plus calme, c’était l’œil, ce fameux moment de répit pour une durée indéterminée.
On n’y croyait pas, c’était trop beau pour être vrai, l’œil avait été annoncé plus tard, seulement entre 7h00 et 9h00. Et il était environ 5h15. D’abord, on n’osait pas sortir du dressing, puis on est sorti, on s’est rapprochés de la fenêtre de la cuisine et on entendait des voisins parler. Vincent est sorti pour leur demander si c’était bien l’œil. Ça ne pouvait être que ça, avec du recul, mais on ne savait pas, on avait jamais vécu ça. On disait « ce n’est pas possible ce n’est pas l’œil ».

C’était l’œil. L’œil du cyclone, du monstre. Il a duré 45 minutes environ.

Irma était donc en train de prendre de la vitesse et passait plus vite que prévu, ce qui était positif dans un sens, car elle allait donc rester moins longtemps au dessus de nous. Par contre, c’était d’une violence inouïe. Du jamais vu, on l’apprendra plus tard.

45 minutes de répit donc, de calme pour faire le point car ce n’était que la moitié. Et le plus dur était à venir.

Déjà par la fenêtre je voyais les voisins qui s’afféraient, ils revissaient les planches qui étaient tombées et continuaient à se barricader un maximum avant le retour du cyclone. Ce sont des St-Barth qui vivent là depuis longtemps, depuis toujours même et ils étaient déjà très courageux. Je me souviens qu’ils demandaient au voisinage si tout le monde allait bien.
On allait bien. Mathilde, Vincent et moi.

J’étais déjà sans voix, par la fenêtre je voyais la rambarde de la terrasse qui était presque entièrement partie. Il commençait à faire jour, et je voyais au loin les maisons du quartier qu’on ne devinait pas avant. La végétation s’était déjà envolée.

Ce n’était pas fini, ça allait reprendre, le retour de l’œil allait arriver en sens inverse, et ça allait taper plein Sud. On nous avait dit que c’était souvent plus violent le retour, alors on s’est questionnés, même si pour nous déjà, c’était improbable que ce soit plus violent… Vincent proposait d’aller se mettre dans la cave, Mathilde a été voir la cave… Elle disait «  c’est trop angoissant, on reste dans la maison ! Vincent, rentrez, ça va aller, on reste dans la maison ».
Je n’aurais pas pu prendre de décision, je ne savais pas ce qui était le mieux, je voulais juste qu’on soit ensemble.

On a rebougé les meubles dans l’autre sens avant de s’asseoir à nouveau dans le dressing.

Et Irma a repris de plus belle, encore plus violente. Les bruits étaient pires, assourdissants. En à peine une minute, c’était reparti, des rafales de plus de 400 km/h, on se demandait ce qui tombait sur le toit, comment pouvait tenir la maison, il y avait beaucoup de pression. Il fallait que ça passe, c’était l’enfer. L’enfer au paradis… le paradis que je venais de découvrir.

C’était long. On se regardait avec Mathilde sans craquer, c’était l’inconnu dans nos yeux. Mais on n’a pas craqué.

Puis la puissance réduisait. Irma partait de Saint-Barthélemy. Ça a mis du temps à redescendre, mais nous sommes sortis de la maison vers 8h30 environ, et encore, parce qu’on a entendu les voisins. Car ça soufflait encore pas mal en vrai.
Quand je suis sortie dehors, c’était dur, le choc. Le ciel était gris, tout était gris et triste en fait.
Plus rien n’était comme avant.

C’était le chaos.
Comme des images de pays en guerre.

Comme si l’île avait été brulée


Irma était passée.
On est vivants !! Plus aucun contact avec le monde extérieur mais on est là.

On ne pouvait pas savoir si les autres allaient bien, si tous les logements avaient tenus… Plus de réseau nulle part.

Le dernier message laissé à mes parents, c’était vers 3h00 du matin « on s’est mis dans le dressing, ça va aller je vous aime fort ». Je leur avais dis que je n’aurais sûrement plus de réseau mais punaise je n’imaginais pas que ça allait être si dur…
Ce dernier message c’était vers 9h00 pour eux, le matin du mercredi 8 septembre. Ils n’avaient aucune nouvelle. C’était horrible.
Ce n’est que 24h plus tard que j’ai eu mes parents au téléphone…

 

Tout a été très vite ensuite, trop vite, je ne voulais pas partir je voulais rester, ce n’était pas possible tout ça, ça été dur à réaliser, encore maintenant… J’ai été évacuée en Guadeloupe puis rapatriement en France… 

 

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Half-marathon in Lyon: how did it come?

-Texte en français à la fin-

Lyon, bords de la Saône
Lyon, bords de la Saône

Hello everyone,
I’ve been wandering if I should completely stop this blog since I couldn’t write very often lately.
Completely sounds a bit resolute, isn’t it?
So I’ll keep writing here because I like it and it is still a good way to share my pictures and my adventures with you guys.

And I own you some explanations: I just moved in Lyon one month ago.
I am currently –and finally– finishing my study in order to get a job, that’s actually the plan. I will tell you later on more about studying and being a future graduate student.
For now, I am presenting you Lyon: South East of France, beautifully situated between the Saône and the Rhône river, isn’t it marvellous? It definitely changes compared with eccentricity of London and energy of Paris. But so far, I have been surprised to find such a student and young city: I mean everyone here is between 16 and 36 years-old. You might see seniors (and this is impressive too) in the finest restaurant. Obviously they can afford it more often than you, I guess. 
And about gastronomy, we are here very very lucky and I will have time to discuss with you about yummy spots in Lyon.

HALF-MARATHON RUN in LYON 2016: 
Running has been a cheap and a great letting loose control sport : you just have to find time and put on a good pair of training shoes.
After a while you’ll see, you might want to do something more official. So, undeterred -and btw skipping any 10km official race (who’s kind of crazy girl is she?!)- I was looking for an official date to run 21,1 kilometers, which is appears to be basically a half-marathon. Important dates in the biggest cities take place just once a year and I have missed the big one in London, so bad.
As soon as I knew I was going in Lyon this year I eventually subscribed to the Run in Lyon 2016 and this last Sunday, the 2nd of October, well, I did it. OMG I DID IT and I was super nice.
Apparently it was a record year because of the number of first runners who was doing for the first time in their life a half-marathon or a marathon and also we were more girls than the last past years. 

So, first one, I got stamina during 2 hours and 11 minutes. 

I thought I wasn’t prepared enough but the atmosphere was very stimulating and at the end you feel a bit ‘the greatest’ for a little while, that’s why this Sia‘s song was part of my motivating playlist. 

Semi marathon Run in Lyon 2016
Run in Lyon 2016: les coureurs le long de la Saône
Semi marathon Run in Lyon 2016
Arrivée du Run in Lyon 2016: 10km, Half-marathon and Marathon races
Semi marathon Run in Lyon 2016
Merci papa maman + Zoé pour le soutien 🙂

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Bonjour tout le monde,
Je me suis demandée s’il ne fallait peut-être pas mieux en arrêter là, arrêter d’écrire sur ce blog que j’ai commencé à Londres, triste fin, n’est-ce pas? Car je n’ai pas écrit souvent ces derniers temps mais finalement j’ai décidé de continuer tout de même 🙂
Je posterai sûrement davantage sur mes études (hôtellerie & co) et plus souvent en anglais (le français sera désormais toujours à la fin de l’article).

Tout d’abord, quelques explications : j’ai déménagé à Lyon il y a un mois pour finir mes études.
Aujourd’hui, je vous présente Lyon : il s’avère que c’est un excellent compromis entre l’envie de revenir dans une ville plus à taille humaine après l’excentricité de Londres et l’énergie de Paris, tout en ayant toujours l’esprit Ville dynamique qui bouge. Ici, on le voit bien quand on s’y promène : il n’y a que des jeunes partout. C’est simple : moyenne d’âge 16-36 ans. Les personnes du troisième âge (j’exagère, un peu) sont toutes retranchées dans les restaurants gastronomiques de la ville, et cela peut surprendre aussi si on ne s’y attend pas !
En parlant de gastronomie, on est gâtés ici. Lyon est la ville gastronomique par excellence et j’aurais bien évidemment l’occasion d’en reparler…

Revenons à nos moutons, et à mon premier semi-marathon Run in Lyon:
J’ai toujours aimé courir ces dernières années, combiner sport et nature en s’aérant l’esprit c’est easy surtout qu’il suffit juste d’un peu de temps et d’une bonne paire de baskets.
Courir un semi était quelque chose que je voulais faire depuis un moment mais il y a finalement peu de grandes courses officielles dans les grandes villes. J’ai loupé le coche à Londres et dès que j’ai su que je serai à Lyon, je me suis inscrite pour le Run in Lyon d’octobre 2016. Bon, pour le coup, j’ai complètement sauté l’étape du 10km en course officielle mais bon, au final je me suis entraînée un peu et l’adrénaline du jour J m’a galvanisée, j’ai adoré cette ambiance. Surtout que cette année, beaucoup participaient pour la première fois aussi au semi ou au marathon. Il a fait beau, pas trop chaud, j’ai finis les 21,1 kilomètres en 2 heures et 11 minutes!

Et toi tu cours? Qu’est-ce qui t’a marqué lors de ton premier semi-marathon?

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London : my feedback after living there for 9 months

Ah Great Britain, you’ve been Great to me.

// Frankly, I have written this post few weeks ago now but every time something came up and I lazily postpone the moment. First it was that I couldn’t really believe that I was really leaving London… I felt it was just another round-trip to France by Eurostar, maybe that’s why I was about to miss it (?). Then, Brexit fucking moment happened and it’s still a bitter pill to swallow, especially when you think about London city, it sounds like unbelievable. Next, the latest news make us freaking out… From now, in France and others countries, it looks like we are caught up with a terrible sickness, manifesting itself in different insane and dramatic periods. We guess we have to live with it but how? For sure sequels are going to be deeply and painfully a big blend of sadness, fear and anger.
I took my time to get back to my blog but I will try to keep posting more often again, focus on travels, positivism and happiness.//

So here we go…

It’s been nine months that I moved in London and it’s time, sadly, with a heavy heart, to come back to France. 

I am really really sad to leave London. It’s not only because London was amazing and exciting. It’s more because after living through all negative and positive moments in order to find its right place here, I actually get the feeling that I am leaving behind a part of myself, and some habits.

When I am looking back, I realize that this year was certainly a big step, personally, professionally and emotionally. It has been split in different times, there were ups and downs and I actually didn’t know at all I would stay such a long time. I feel so much more untroubled and constructive now. Like everything is possible, I recommend to anyone to go abroad and settle down alone without any precise plans.

But we don’t claim for a boring listing of what was good? Bad? Or any detail about my personal experience. I would rather prefer to share with you guys what I have noticed so far, what I have been surprised to, and, I’ll try in a humorous way, or kind of.

I’m sending postcards from my heart. I don’t care who sees what I’ve said.’


First of all, London : you’re SO cosmopolite.
Darling London, I think it the first thing I like about you. (Will I still like you if Brexit thing blow up this special feature in you?).
The way you speak, an exotic English from Spanish, Italian, Polish, Indian or whatever others nationalities, whose even proper British people looks to be used to discuss with everyone, despite of accents. Everyone is accepted and respected.
At the very beginning, I have been naturally gravitated towards London because of the English environment speaking and because it’s convenient to travel from France. Obviously I already knew London was an international city but ‘international’ really means something here. I assure that we don’t feel ashamed to speak with our (ugly) French accent, which is by the way so cute and lovely that you’ll find out it is actually a terrific advantage.
People from everywhere really live here for short or long term. Maybe I didn’t try to go out of my private circle in France but I believe you can’t find this kind of spirit, even in Paris, could we ? Firstly maybe because we wouldn’t be equally patient with foreign people even if they have a good level of French, isn’t it ?
There is an exiting open mind spirit and it makes you remember that you’re not the only one on earth. It’s also been so fascinated hearing people’s life story. Some of them have lived through such experiences!

London, you’re SO tasty !
I guess it is the result of the cosmopolite side, permitting a variety of food from every parts of the world. It’s surprising that there are a lot of food chains everywhere but at the end it’s easy to eat healthy. To my mind, the best spots are the Food Markets. There are plenty of them in different areas of London such as Borough Market.

You never stop, dear London, you might need to take some rest, don’t you?
No! It’s like more London is getting older, and more it looks younger! It’s the magical healing of construction. Look up, look down, look around, lifting cranes and building yards are everywhere.
It is always in construction even in Central London, buildings are sprouting up from the ground like mushrooms. Constructors are working hard all the time. It’s always moving and changing. It’s a proof of dynamism and modernism. This won’t be the last we have heard about you, naughty!

Dear London, you’re so Atypical! For the best and the worst…
What effectively makes London London for me ?
There are effectively some tricks that only London can have. For instance, here you will understand what main the gap really means. You know, the “Please mind the gap between the train and the platform”, it remains you something, isn’t it ? So here, it’s not a gap, it’s a big evil hole. No joke! So pay attention. In fact, people often die falling through this gap in train station as reported by one of the latest Evening Standards’s headline.
Other something atypical becoming actually typical is… Shall we grab a cup of tea (for purists) ? Here grab a drink is certainly one of the most popular sentences you can use in your Londoner life. But, between us, we know you’re more keen to grab a beer! Don’t silly me! Oh-God-damn-shit! Sorry guys but British people drink sooooo much! I get used to find them from at least 5pm standing outside their much-loved pubs, drinking, whether it’s raining, winding, snowing. They’re robust. And actually they also start at midday at lunchtime. I am insisting on the fact they like to stay stand up because you might think it is to smoke but not at all! They just like streets. Or maybe it is because pub are too crowdie. So Paris has Parisian café terraces, London has standing-crowding pedestrian walk side. Less glamorous, I agree.

Sorry London, but you’re also Contradictory!
One of the paradoxical things I’ve noticed is actually very good and we must watch on it and take example…
I am talking about litters. Yeah, you perfectly heard! Litters and bins facilities. In fact, looking for a bin to throw away your banana peel ? (Or whatever you want to bin, I don’t judge). So, just very good luck with that! ‘Cause it is not easy to find a bin in the street. There are, but just some. Seriously, any bin’s locator App would be useful, so, I am launching an idea…
And this is paradoxical because the second thing I love in London is its cleanness. The perfect gentleman, he smells good, he soft and good looking! Ah!
And last but not least… You also need to get used looking for a bench! That’s right, when you’ll be done localizing bin in the city, it will be for the lack of benches. No bench, no lunch outside. Luckily, Hyde Park helps.

Yes, yes, London, you are lovely… Everything’s actually lovely in here!
Here you’ll learn that everything is lovely but pay attention, it’s a lot of appearance… It’s part of the contradictory things.
First of all, Londoners are usually polite and disciplined even if they are on a rush you can always counted on them if you’re lost. They are queuing to get transport, they are waiting for the next train if there is one completely crowed and they won’t intent to push you and stick you all along! So disciplined.
And when you talk with them, even if it’s just for a little something, most of the time it looks like it a huge big deal. You’ve shout someone in the street ? Well, they will be like “hey, you’re alright ? I’m so, so, SO, sorry” etc. If you’re just doing your usual job, they can wish you thank you a million times like “That’s really kind of you, thanks you so, so, SO much! That’s lovely!”. I mean for me it’s like I did something very important but actually no. Don’t get snotty, it’s just a normal way to express themselves. They like greeting a lot. An illustration of their British sympathy, I guess… But yes, it feels good and generous. Better than sulky Parisian faces, I admit.

Anyway… This talking could have been more longer (I could have been spoken about how expensive is London, about the crazy nightlife, about the rain and the strong wind, etc.), but I stop now, and the French text is coming below.

Time passes and London will be part of my past now.

Queen Elizabeth

 

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La Grande Bretagne, ça vous gagne !

// A dire vrai cet article était prêt depuis quelques semaines mais les choses sont passées vites et j’ai paresseusement repoussé le moment de poster. Entre la tristesse post-retour au début, puis le mauvais-‘fameux’ Brexit et ensuite les événements horribles que nous traversons ici… Sommes-nous désormais atteints d’une maladie incurable qui se manifesterait par des événements complètement insensés et dramatiques ? Et les séquelles seront-elles toujours aussi douloureuses et profondes, comme un vicieux mélange de tristesse, de peur et de colère ?
J’ai donc pris le temps de revenir au blog, et je vais continuer de poster plus souvent, de voyager encore et de faire partager des petits bouts de vie.//

Ainsi…
Après avoir vécu 9 intenses mois à Londres, il est temps de rentrer, tristement, en France. C’est le cœur lourd que je quitte cette ville incroyable et cette vie trépidante. Parce qu’effectivement, ça a trépidé grave. Des hauts, des bas, des moyens bas moments je suis passé à travers, mais les finalement très hauts moments restent, et les très bas me rendent plus sereine, vivante et constructive. Aucune envie de déballer ici en détails mes ressentis trop perso, mais je vais vous écrire ce qui m’a marqué, des petites choses que j’ai aimé ou détesté, et essayer d’être fun.

Ca n’a pas vraiment été un coup de foudre immédiat. On est très loin de ça d’ailleurs. Il a fallu du temps, se plier au rythme, commencer à swinguer, valser et comprendre que c’est finalement en prenant du recul, sur un pas de trois, que oui, je l’aime bien, Big London ! Comment vous dire ? Comment te décrire, cher London ?

London, cher acolyte, tu es tellement cosmopolite !
Mon chéri, je crois que c’est ce que je préfère chez toi. (Vais-je d’ailleurs toujours aimer ce trait qui te caractérise tant avec cette histoire de Brexit ?).

La façon dont tu parles, cet anglais exotique provenant d’Italie, d’Espagne, de Pologne ou encore de Roumanie, d’Inde ou peu importe de quel autre pays. Même les Anglais, du moins les Londoniens, ont l’habitude de parler avec différents accents anglais et ils n’en font pas tout un plat. C’est normal. C’est Londres.
Je savais que Londres était une ville internationale mais ce mot, international, prend ici vraiment tout son sens. Tout le monde vient de différents pays, différentes cultures, et ont différents projets, différentes expériences… C’est sûrement aussi parce que Londres est une ville professionnellement opportuniste. Ici, on te donne ta chance plus au feeling, à la motivation qu’à la longueur de ton CV !
En bref, ce cosmopolisme va me manquer. On se rend compte qu’on n’est pas tout seul sur terre, que ça grouille de partout, qu’il y a de la vie, des joies et des peines partout.

Oh London, tu m’as comblée de gourmandise !
Le côté international ressort aussi culinairement parlant. On peut découvrir des saveurs des quatre coins du monde facilement, il y en a pour tous les prix mais dans tous les cas, beaucoup de bonne cuisine, du fait maison, tendance healthy/green à gogo. Bien que, c’est fou le nombre de chaînes qu’il y a partout ! Mais il en faut des endroits pour nourrir presque 9 millions d’habitants !

Ce que j’ai préféré, ce sont les Food Markets. Ce sont des marchés où l’on peut manger un plat d’une autre contrée, cuisiné sur place, et sans casser sa tirelire (de 4 à 7£). Mon petit chouchou se nomme Borough Market, c’est une histoire de cœur puisque j’ai habité tout prêt lors de mes 3 premières semaines !

Hyperactif, mon homme (London) ne se repose jamais.
C’est comme si Londres vieillissait en paraissant toujours plus jeune. C’est la magie des travaux. BTP en force ! Ici ça travaille dur, à gauche, à droite, ça se construit, se rénove, s’embellit, se renouvelle de partout, même en plein centre. C’est plutôt un bon point. C’est qu’il y a de l’investissement, du modernisme, de la valeur ! Et cela renforce encore plus les sacrés contrastes architecturaux de Londres. Du moderne, de l’ancien, du Victorien, de la brique, du coloré, du classique, il y en a pour tous les goûts.

Tel un British, London peut être atypique. Pour le meilleur et pour le pire…
Qu’est-ce qui fait Londres Londres pour moi ? Il y a tout ce que je raconte depuis le début mais aussi deux trucs, que seulement Londres peut avoir !

Déjà, ici, tu comprendras ce que veut vraiment dire attention à la marche/l’écart… Tu sais, tu connais la chanson : “please, mind the gap between the train and the platform”. Car ici ce n’est pas un écart, c’est un fleuve à enjamber. Oui oui! D’ailleurs, des gens meurent chaque semaine, tombant dans le trou de la mort qui tue, c’est le cas de le dire… Ce n’sont pas des bêtises, ça faisait la une du Evening Standards, le gratuit qu’ils donnent aux stations de métro !
Aussi, la tradition typique, c’est l’after work, bière à la main, tous debout entassés à l’extérieur des pubs, et c’est ça qui est finalement, ben, atypique ! Qu’il vente, neige, brume, par -10°, ils sont là, dès 5 heure de l’après-midi, un lundi, un mardi, tous les jours, à boire de la bière en quantité astronomique. On s’y fait vite, voir tout le monde en costard-cravate, dans la rue comme ça, fait en fait partie du paysage. A Paris c’est le cliché les Parisiens en terrasse, à Londres c’est tout le monde debout jusqu’à ce qu’on tombe raide dingue quelque part. Enfin je suppose que ces messieurs-dames rentrent un moment donné chez eux. Mais il n’est pas rare d’en croiser certains bien éméchés dès 20h/21h, et oui, je parle bien en heure anglaise ! Là où en France, la fête commencerait timidement.

Désolée mon chéri, mais tu es tellement paradoxal !
En fait, l’un des paradoxes que j’ai remarqué est plutôt positif et l’on devrait d’ailleurs en prendre de la graine !

Je veux parler d’ordures. Oui, les poubelles dans la rue… En effet, ici chercher où jeter sa peau de banane ou peu importe ce que tu souhaites jeter n’est pas une mince affaire. Je te souhaite même bien du courage. A tel point qu’une application smartphone localisatrice de poubelles serait appréciée, à bon entendeur. Il y a peu voire très peu de poubelles dans les rues et pourtant, c’est propre PARTOUT ! Ici, les gens sont respectueux, même de leur environnement. Ils doivent avoir une poubelle intégrée dans leur sac à main. Bravo ! Je pense qu’à Paris, en France en général, on est imbattable niveau poubelles au mètre carré. Et pourtant on est cracra!
Ah quel homme… Ouvert d’esprit, aux fourneaux, et en plus il sent bon !
Bon, d’accord, il y a quand même une deuxième chose que tu chercheras désespérément partout, en vain, c’est… Un banc public. Il fait beau, t’as amené ton lunch, tu t’es dis cool je vais me poser tranquilou dehors. Ben non. Pas de banc, pas lunch au soleil.
Et alors dans les quartiers chicos comme South Kensington ce n’est même pas la peine, les petits parcs sont privés, réservés aux propriétaires qui habitent autour ! Il faut viser Hyde Park, sinon rien.

Mais oui tu es charmant, et, de toute façon, tout est toujours adorable avec toi !
Ici tu apprendras qu’effectivement tout est merveilleux dans le meilleur des mondes mais… Attention aux apparences ! Déjà les Londoniens c’est vrai, sont très polis et éduqués ça fait du bien. Si tu veux passer incognito et ne pas de faire remarquer tu ferais mieux de faire la queue gentiment en attendant les transports en commun, et en ligne à la queue leuleu s’il vous plaît mon cher. Pas de risque d’être poussé ou complètement écrasé contre des inconnus en tout cas.

Bon et en plus, et là c’est ab-so-lu-te-ly British, c’est que si tu as à interagir avec eux, même pour une insignifiante interaction, t’as l’impression que c’est l’événement de l’année. Si quelqu’un de bouscule dans la rue par mégarde, on te dira “hey, you’re alright ? I’m so, so, SO, sorry” etc. Même quand tu ne fais que ton job, on va te remercier un million de fois du style “That’s really kind of you, thanks you so, so, SO much! That’s lovely!”. Mais ne devient pas crâneur, c’est juste leur façon de s’exprimer, l’illustration de la ‘sincère’ sympathie anglaise (?). Mais oui, ça fait du bien au moral et c’est généreux. Toujours plus sympa que les grincheux Parisiens, j’admets.

Voilà voilà, j’aurais pu écrire davantage, parler des prix faramineux de la vie Londonienne, de sa vie nocturne déjantée, de la pluie mélangée au vent extrêmement fort te faisant adopter des positions complètement absurdes dans la rue, de l’English Breakfast exploseur de calories ou encore de Queen Rainbow, mais je m’arrête là.

Le temps passe,
Londres fait partie de mon petit passé maintenant.

Mais de nouvelles aventures vont suivre, et on va pas s’ennuyer ! A très vite !

 

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